L’abominable docteur Schaefer de Frédéric Ploquin et Maria Poblette

L’abominable docteur Schaefer : une secte nazie et pédophile dans les Andes de Frédéric Ploquin et Maria Poblette chez La Mécanique générale éditions, 2016.

Présentation de l’éditeur :

La colonie du Docteur Schaefer est un îlot de la vieille Europe, version aryenne, au pied de la Cordillère des Andes. Nous sommes en pleine campagne chilienne où cet ancien brancardier SS a constitué un « paradis » inexpugnable : barbelés, miradors, surveillance électronique, le lieu ressemble à un camp de concentration, en plus bucolique.

L’« expérience » dure depuis plus de quarante ans, depuis que Paul Schaefer et ses fidèles ont quitté une Allemagne ruinée par la guerre. Là, rarement le contrôle des êtres humains aura été poussé aussi loin sur terre : intimité réduite au minimum, contacts limités avec l’extérieur, travail obligatoire.

Aujourd’hui, le « gourou » est en fuite, plusieurs mandats d’arrêt sur le dos, dont un lancé par la France. Mais les siens résistent encore, et leurs soutiens sont puissants. La « Colonie Dignité » a en effet rendu des services : elle a servi de planque aux nazis ; elle a été une base arrière de la dictature où les militaires chiliens ont appris à torturer ; elle a fait du commerce, et même beaucoup d’argent ; c’est aussi parmi ses prairies rappelant la Bavière que le couple Pinochet aimait venir se détendre.
À la manière d’un grand reportage, ce livre fait reconstitue le déroulé des événements et fait rejaillir la vérité d’une affaire proprement démoniaque au moment où les héritiers de l’« abominable Docteur Schaefer » tentent de se refaire une virginité

Mon avis :

Comme vous pouvez le devinez par rapport à ma lecture précédente, je suis dans ma période secte. Je voulais comprendre comment un leader charismatique pouvez à se point contrôler les personnes. Bien sûr ce n’est pas pour le reproduire. Je n’ai ni désir de puissance, d’argent ni de vénération ou que sais-je encore. Mais j’ai lu un livre sir un scientologue qui a compris un peu tard (et pas mal d’argent dépensé) comment c’était un tissu de mensonge et de bonimenteurs.

Dans ce livre-ci nous suivons une enquête journalistique qui nous fait voir l’envers du décor d’une petite Allemagne au Chili. Schaefer qui commençait à avoir chaud aux fesses en Allemagne par rapport à ses tendances pédophiles a décidé de s’exiler au Chili où il a réussi à acheter des terrains et à construire tout une communauté. Bien sûr il ne s’est pas sali les mains c’est les premiers adeptes qui ont tout construit. Peu de temps après ils ont aussi pris des enfants dans des familles souvent monoparentales pauvres des enfants des deux sexes pour avoir une main d’œuvre bon marché et en même temps assouvir sa passion des jeunes garçons en plus. Charmant monsieur n’est-il pas ? Il arrivait à prendre les enfants des alentours eb promettant une bonne éducation via l’école qui l’a fondé. Il y avait aussi un hôpital où on soignait gratuitement la population locale. Mais tout ceci à un revers. L’hôpital était aussi une couverture pour acquérir un non stock de produit médicamenteux pour s’assurer la complète main mise des adeptes et des gents qui étaient sur leurs territoires. Il donnait pas mal d’argent et de cadeaux aux autorités et notables locales pour s’assurer de leur bonne grâce.

Par la suite, Pinochet est arrivé au pouvoir et a institué une dictature. Schafer a réussi à être dans les bonnes grâces de Pinochet. Sa secte a même servi à pouvoir et à la police secrète de la dictature à torturer des opposants.

Beaucoup ont disparu sans laisser de trace et le peu qui en sont revenus ont eu du mal savoir où ils ont été amené et ont subi d’atroces souffrances.

Après la dictature bizarrement la secte n’a pas eu à subir le moindre souci.

Il a fallu des années pour que Schaefer soit enfin traduit en justice et envoyé en prison où d’ailleurs il en est mort. Mais il était déjà pas jeune. Précisons que même à la fin du livre la secte existe toujours. Je ne sais pas ce qu’il en est aujourd’hui mais le livre n’est oas si vieux que ça. Je trouve hallucinant que les autorités chiliennes et internationales n’ont pas réussi à démanteler cet endroit.

Je vous invite donc à lire cette enquête journalistique forte passionnante écrit par un journaliste à Marianne et Une journaliste chilienne qui a émigré en France à l’arrivée de Pinochet aux pouvoirs.

Bonne lecture !

Femmes Serial killers : pourquoi les femmes tuent ? de Peter Vronsky

Femmes Serial Killers : pourquoi les femmes tuent de Peter Vronsky chez Balland, 2009

Résumé du livre :

Quand l’être de douceur laisse place à une tueuse sanguinaire, les femmes serial killers n’ont rien à envier à leurs homologues masculins. Peter Vronsky, journaliste d’investigation, a rassemblé pour ce livre des documents de police inédits, des archives judiciaires et des témoignages exclusifs. Il dresse un portrait de ces redoutables prédatrices, veuves noires, mères infanticides ou baby-sitters désaxées, et nous plonge dans l’univers légendaire des plus grandes criminelles de l’histoire, de Messaline à Aileen Wuornos (interprétée au cinéma par Charlize Theron dans Monster ; ce rôle lui valut un oscar). Est-ce qu’une tueuse en série sommeille en chaque femme ? Un document qui fait froid dans le dos.

Mon avis :

Si vous suivez mon blog je parle surtout de livres pour enfants. mais j’aime beaucoup les livres sur les faits divers et notamment sur les tueurs en série.

Ce livre en est un. Donc si vous êtes plus livres pour enfants ne lisez pas ce livre. Moi j’ai lu la version chez Balland mais celui qui est encore disponible et la photo que j’ai utilisé et celle du Point datant de 2014.

Le titre est très parlant. Après nous avoir expliqué le meurtre en série au féminin l’auteur nous retrace une histoire des tueuses en série. Ensuite il nous fait une étude de cas avec l’aide d’exemple.

C’est extrêmement intéressant. La seule chose qui m’a perturbé c’est son manque évident de sympathie pour les féministes.

Bonne lecture !

Le Livre noir des serial killers : dans la tête des tueurs en série de Stéphane Bourgoin

Avertissement : Attention, ce livre diffère totalement de mes autres chroniques. C’est un livre qui est difficile à lire de par son contenu. Si vous ne vous intéressez pas aux faits divers, passez votre chemin.

 

Le Livre noir des serial killers : dans la tête des tueurs en série de Stéphane Bourgoin aux éditions Points, 2010

 

Résumé du livre :

Stéphane Bourgoin a rencontré plus d’une soixantaine de tueurs en série à travers le monde. Il relate ici l’histoire, retrace le profil psychologique et analyse la personnalité de six d’entre eux. Et non des moindres. Du Vampire de Düsseldorf à l’Ogre de Santa Cruz, en passant par le Cannibale de Milwaukee, ce sont à chaque fois de véritables monstres auxquels il nous confronte. Âmes sensibles s’abstenir !

Mon avis :
Si vous connaissez Stéphane Bourgoin vous savez qu’il est un grand spécialiste des tueurs en série; sa bibliographie est impressionnante sur le sujet. Au moins une fois par an il nous livre une étude sur ces tueurs. Dans celui-ci, il nous livre une enquête détaillée du vampire de Düsseldorf, de l’étrangleur de Boston, du cannibale de Milwaukee, du duo meurtrier Henry Lee Lucas et Ottis Toole, et de l’ogre de Santa Cruz. Il y a notamment des interviews des tueurs, leurs biographies, leurs épopées meurtrières. Tout en n’oubliant pas les erreurs de la justice et des institutions psychiatriques notamment états-uniennes. Ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains.

Mais si vous voulez comprendre ces tueurs sanguinaires, violents et souvent violeurs je vous invite à lire ce livre et toute la bibliographie de Stéphane Bourgoin, par petits bouts tout de même. À la fin de chaque chapitre l’auteur nous livre une bibliographie qui fut consacrée au tueur et aussi une filmographie, ce qui peut nous promettre de longues heures de lecture et de visionnage.

L’étude des faits divers, dont les actes de ces tueurs, nous permet de mieux les comprendre pour les combattre, les déceler, et peut-être les identifier avant leurs passages à l’acte. Je ne parle pas de les priver de libertés avant même leurs méfaits, mais si nous élevions mieux nos enfants, avec bienveillance et neutralité de genre, je pense que l’humanité et nos rues comme nos foyers seraient bien plus sûrs.

Bonne lecture !