On y voit une jeune femme qui regarde vers la gauche avec des cheveux un peu crépus mais qui se mêle à des tâches d'encre. Elle est parcouru de mots et la couverture est aussi colorées comme si un peintre avait coloré la première de couverture de jolies couleurs. On y discerne je crois aussi un œil.

Signé poète X d’Elizabeth Acevedo, traduite par Clémentine Beauvais chez Nathan, 2019

Résumé de l’éditeur :

Dans un monde qui ne veut pas l’entendre, elle refuse de rester silencieuse

Résumé : Harlem. Xiomara a 15 ans et un corps qui prend plus de place que sa voix : bonnet D et hanches chaloupées. Contre la rumeur, les insultes ou les gestes déplacés, elle laisse parler ses poings. Étouffée par les préceptes de sa mère (pas de petit ami, pas de sorties, pas de vagues), elle se révolte en silence. Personne n’est là pour entendre sa colère et ses désirs. La seule chose qui l’apaise, c’est écrire, écrire et encore écrire. Tout ce qu’elle aimerait dire. Transformer en poèmes-lames toutes ses pensées coupantes.
Jusqu’au jour où un club de slam se crée dans son lycée. L’occasion pour Xiomara, enfin, de trouver sa voix.
Dès 14 ans.

Mon avis :

Merci à Mélaine pour m’avoir prêté ce livre. En effet il m’a plu mais arrête de me passer des livres qui me font chialer. non mais !

Xiomara en a des choses à dire et ces choses elle les dit par vers. Vous pensez que ça sera difficile à Lire ? Pas du tout. ça se lit comme un roman en prose. mais les mots claquent parfois comme un fouet. La narratrice qui n’est autre que Xiomara utilise le poème comme moyen d’expression. Elle ne sait pas ce que c’est le Slam. Mais de toute façon au début ses poèmes ne sont que pour elle. Une sorte de défouloir, journal intime.

Elle ne supporte plus le regard des hommes sur elle. De boulotte, elle est devenue une jeune femme avec une belle poitrine et des hanches chaloupées comme le dit le résumé. Elle ne supporte pas non plus les remarques désobligeantes de la gente féminine qui la traite de tous les noms alors qu’on ne choisit pas son corps.

Elle ne se sent pas bien dans sa peau ni dans la religion que sa mère la force à adopter. Sa mère aurait voulu devenir bonne sœur et elle veut que sa fille soit toute dévouée au catholicisme mais ça ne marche pas comme ça. C’est comme ces mères qui avaient un rêve qu’elles n’ont jamais réalisé et elle se servent de leur enfant pour réaliser le dit rêve.

Son exutoire à Xiomara c’est d’écrire des poèmes. Elle les garde pour elle. Jusqu’au jour où elle rencontre un garçon qui l’écoute. Mais elle ne dit pas tout. Notamment l’enfer que sa mère lui fait vivre.

Un livre qui vous apprendra peut-être à ne pas vouloir que vos proches se comportent comme vous aimeriez qu’il soit et de laisser vivre les gens comme ils l’entendent et parfois leur faire le plus beau des cadeaux.

Je salue Clémentine Beauvais qui a réussi là où beaucoup se seraient cassées les dents. Traduire de la poésie ce n’est pas évident et elle l’a fait merveilleusement bien tout en étant très très facile à lire.

Je vous recommande la lecture de ce livre avec ces phrases coup de poing qui vous ira droit au cœur.

Bonne lecture !